Plastiques à usage unique : Fassou Théa met les industriels face à leurs responsabilités

À quelques jours de l’entrée en vigueur, le 21 septembre 2026, du décret présidentiel interdisant les emballages plastiques à usage unique en Guinée, le ministre Fassou Théa annonce avoir effectué une visite dans une unité industrielle à Manéah. Une démarche qui vise à rappeler aux acteurs concernés leurs obligations, tout en ouvrant le dialogue sur les conditions d’une transition qui préserve à la fois l’environnement et les emplois.

Accompagné d’une délégation de son cabinet, le ministre Fassou Théa s’est rendu dans une unité industrielle située à Manéah. Selon le ministre, cette visite intervient dans le cadre de la préparation à l’entrée en vigueur du décret présidentiel de Son Excellence Mamadi Doumbouya portant interdiction des emballages plastiques à usage unique.

Au cours des échanges, le responsable QHSE de l’entreprise a présenté les installations et expliqué les caractéristiques de certains sachets enrichis d’additifs oxo-biodégradables (« OBD »). Documents techniques et courbes de dégradation à l’appui, il a exposé les efforts engagés pour réduire l’impact environnemental de ces produits et indiqué que la transition industrielle était déjà amorcée.

Fassou Théa dit avoir salué cette disposition au dialogue, tout en réaffirmant la fermeté du Gouvernement quant à l’application de la nouvelle réglementation.« La santé publique et la préservation de notre écosystème imposent que les instructions de la Haute Autorité soient appliquées », souligne-t-il.

Le ministre tient toutefois à rassurer les travailleurs : l’objectif de l’État n’est pas de détruire des emplois, mais d’accompagner la mutation du secteur privé.

À cet effet, un plan d’urgence conjoint est en cours d’élaboration entre son département et l’entreprise visitée, afin de réduire progressivement la pollution liée aux emballages plastiques tout en veillant à la protection du personnel.Pour Fassou Théa, cette transition doit s’appuyer sur la synergie entre l’État et les acteurs privés afin de concilier protection de l’environnement, santé publique et préservation des emplois.

Partager

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*